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Questions et réponses

Voici les réponses aux questions qui ont été posées au cours de la période désignée de deux jours (10-12 novembre 2009) pour soumettre vos questions directement sur ce site.

1) Y a-t-il du vrai dans l'opinion d'autres experts qui manifestent des préoccupations relativement au vaccin contre la grippe H1N1, en indiquant publiquement dans des messages à diffusion générale émis en ligne que ce vaccin est plus nuisible pour une personne à cause de ce qu'il contient, par exemple du formaldéhyde... Comment les organismes gouvernementaux peuvent-ils garantir que des effets nuisibles à long terme ne se produiront pas? Je suis très préoccupé par la vaccination de mon enfant de sept ans; veuillez donc être honnête.

Les vaccins comptent parmi les outils les plus sûrs de la médecine moderne. Avant de l'utiliser de façon généralisée, on soumet un vaccin à de minutieuses recherches pour en assurer la sécurité. Les exigences relatives aux vaccins qui sont autorisés au Canada sont très strictes.

Les essais cliniques menés dans plusieurs pays du monde ont indiqué que le vaccin contre la grippe H1N1 est sûr et efficace. La production de ce vaccin est semblable à celle des vaccins contre le virus de la grippe saisonnière, qui sont utilisés de manière sûre et efficace au Canada depuis de nombreuses années.

Le vaccin contre la grippe H1N1 contient la souche de virus recommandée par l'Organisation mondiale de la santé. Cette souche contient elle-même des virus morts et ne peut pas vous donner la grippe.

Un vaccin avec adjuvant est un vaccin contenant une substance qui accroît la résistance du système immunitaire et augmente la réponse de l'organisme au vaccin. Un vaccin sans adjuvant ne contient pas cette substance.

Les vaccins contre la grippe H1N1contiennent du thimérosal, une forme de mercure employée comme agent de conservation (en quantités inférieures à ce qu'on retrouve dans une boîte de thon). Le mercure présent dans le thimérosal n'est pas le type de mercure qui est reconnu comme cause de problèmes de santé cumulatifs chez l'homme.  

Les vaccins renferment aussi de très petites quantités de protéines d'oeufs et de formaldéhyde. Le vaccin avec adjuvant contient également du poisson en quantités infimes (provenant du squalène, une huile qui se trouve à l'état naturel dans les plantes, chez l'animal et chez l'homme). Toutefois, aucune de ces substances ne constitue une menace pour la santé humaine, étant donné les faibles quantités concernées.

Veuillez prendre note qu'on demande à toutes les personnes qui reçoivent le vaccin d'attendre 15 minutes pour voir si elles ont des réactions, car les réactions les plus graves se manifestent durant ce délai. Cependant, les personnes qui présentent des allergies connues à l'une de ces substances devraient consulter leur médecin avant de recevoir le vaccin. Des mesures ou des précautions spéciales peuvent être prises dans le cas des personnes qui sont allergiques ou qui ont des raisons de croire qu'elles sont allergiques à l'une des substances contenues dans le vaccin.

Les vaccins peuvent causer des effets secondaires, mais ils sont généralement bénins. Ils se manifestent le plus souvent par une douleur dans le bras où le vaccin a été administré, une sensibilité ou une rougeur oculaires, des démangeaisons et, dans certains cas, une légère fièvre. D'autres réactions ont été couramment signalées, comme de la fatigue, des douleurs musculaires ou articulaires et des maux de tête. Chez les jeunes enfants, on a pu observer, dans une faible proportion, de la fièvre, de la somnolence, de l'irritabilité ou un manque d'appétit.

La grande majorité des gens ne ressentent aucun effet secondaire grave du vaccin contre la grippe.

Le document intitulé « Examiner les options », qui est offert sur le site Web Combattezlagrippe.ca de l'Agence de la santé publique du Canada, vous aide à prendre une décision éclairée au sujet de la vaccination. Ce document explique les risques associés à la grippe H1N1 comparativement aux avantages et aux risques de vous faire vacciner contre la grippe H1N1.

2) En ce qui a trait aux fausses couches, quelles en sont les causes, et pourquoi le vaccin serait-il sans danger pour ma fille de huit mois?

Le vaccin contre la grippe est sans danger durant la grossesse. Par ailleurs, l'allaitement maternel après la vaccination de la mère ne pose aucun risque pour le bébé.

Nous avons une longue expérience des vaccins au Canada. Tous les vaccins, y compris le vaccin contre la grippe H1N1, ne sont homologués au Canada qu'après avoir fait l'objet d'examens rigoureux visant à assurer leur innocuité, leur efficacité et leur qualité globale.

Il n'existe pas de lien connu entre la vaccination et les fausses couches. En fait, le risque de complications pour les femmes enceintes et pour leurs enfants à naître sont plus grands si elles contractent la grippe que si elles se font vacciner.

Les enfants de moins de deux ans présentent aussi un risque plus élevé de complications par suite de la grippe s'ils contractent la maladie. Il est par conséquent recommandé qu'ils reçoivent le vaccin, et les parents devraient consulter leurs médecins au sujet de la vaccination de leurs enfants.

Les vaccins peuvent causer des effets secondaires, mais ils sont généralement bénins. Ils se manifestent le plus souvent par une douleur dans le bras où le vaccin a été administré, une sensibilité ou une rougeur oculaires, des démangeaisons et, dans certains cas, une légère fièvre. D'autres réactions ont été couramment signalées, comme de la fatigue, des douleurs musculaires ou articulaires et des maux de tête. Chez les jeunes enfants, on a pu observer, dans une faible proportion, de la fièvre, de la somnolence, de l'irritabilité ou un manque d'appétit.

La vaccination est l'une des mesures les plus sécuritaires et les plus efficaces pour prévenir la propagation des maladies infectieuses.

Le document intitulé « Examiner les options », qui est offert sur le site Web Combattezlagrippe.ca de l'Agence de la santé publique du Canada, vous aide à prendre une décision éclairée au sujet de la vaccination. Ce document explique les risques associés à la grippe H1N1 comparativement aux avantages et aux risques de vous faire vacciner ou de prendre des antiviraux après avoir contracté la grippe.

3) Je suis en très bonne santé et n'ai jamais été malade; devrais-je me faire vacciner?

La souche de la grippe H1N1 est nouvelle et parce que la souche est nouvelle, les gens ne jouissent pas d'une immunité naturelle au virus H1N1. Par conséquent, même les personnes en santé peuvent devenir malades si elles contractent le virus de la grippe.

Comme dans le cas de la grippe saisonnière, la plupart des gens qui ont la grippe H1N1 présentent des symptômes légers, mais certains peuvent être très malades.

Chez certaines personnes, particulièrement les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes atteintes de maladies chroniques, la grippe H1N1 peut être grave et entraîner des complications sévères, comme de graves problèmes respiratoires.

La vaccination contre la grippe H1N1 est le moyen le plus sûr et le plus efficace de vous protéger contre l'infection par le virus H1N1 et, fait important, de prévenir la propagation du virus aux membres de votre famille et de votre communauté qui peuvent présenter un risque de complications graves. En d'autres mots, il s'agit du meilleur moyen de vous maintenir en santé, ainsi que les membres de votre famille et de votre communauté, durant la pandémie de grippe H1N1.

Le document intitulé « Examiner les options », qui est offert sur le site Web Combattezlagrippe.ca de l'Agence de la santé publique du Canada, explique les risques associés à la grippe H1N1 comparativement aux avantages et aux risques de vous faire vacciner et vous aide à prendre une décision éclairée au sujet de la vaccination.

4) Le virus sauvage H1N1 stimulera-t-il le système immunitaire d'une personne qui a été immunisée par le vaccin contre la grippe H1N1?

Rien n'indique qu'une personne qui a contracté le virus H1N1 et se fait ensuite administrer un vaccin avec ou sans adjuvant aura un système immunitaire plus fort qu'une personne qui se fait vacciner sans avoir auparavant contracté le virus H1N1.

Nous savons que dans la plupart des cas, le fait d'avoir été infecté par un virus de la grippe et de s'être rétabli indique que l'organisme a développé des anticorps lui assurant une immunité contre ce virus en particulier. Dès lors, une personne ayant déjà été infectée par le virus de la grippe H1N1 devrait être immunisée contre ce virus.

Cela dit, à moins que votre médecin n'ait reçu la confirmation d'un laboratoire que vous avez été infecté par le virus de la grippe H1N1, nous vous recommandons de vous faire vacciner.

Nous faisons cette recommandation, car beaucoup de professionnels de la santé ont cessé de soumettre les patients manifestant un syndrome grippal à des tests de dépistage du virus H1N1. Dès lors, à moins qu'une personne n'ait subi un tel test, il est impossible de savoir avec certitude si elle a été infectée par le virus de la grippe H1N1, et nous voulons être certains qu'elle est protégée.

5) Le vaccin H1N1 canadien produit par GSK contient du polysorbate 80 qui, selon sa fiche signalétique, est mutagène et cancérogène. Notre vaccin contient également du squalène, lequel, d'après les données d'essai sur les animaux, provoque l'arthrite, la sclérose en plaques et le lupus. Quelles études, à la connaissance de l'ASPC, indiquent que les quantités de ces produits chimiques présentes dans le vaccin H1N1 n'entraîneront pas ces conséquences?

Les vaccins comptent parmi les outils les plus sûrs de la médecine moderne.

Nous avons une longue expérience des vaccins au Canada. Tous les vaccins, y compris le vaccin contre la grippe H1N1, ne sont homologués au Canada qu'après avoir fait l'objet d'examens complets visant à assurer leur innocuité, leur efficacité et leur qualité globale.

Un vaccin avec adjuvant contient une substance qui accroît la résistance du système immunitaire et augmente la réponse de l'organisme au vaccin. Un vaccin sans adjuvant ne contient pas cette substance.

L'adjuvant présent dans le vaccin H1N1 canadien est composé d'ingrédients naturels, comme l'eau, l'huile de squalène et la vitamine E. Le squalène se trouve à l'état naturel dans les plantes, chez l'animal et chez l'homme.

Les adjuvants ne sont pas nouveaux. On les utilise depuis plusieurs décennies pour stimuler la réaction immunitaire aux vaccins. Bon nombre des vaccins couramment utilisés au Canada contiennent un adjuvant, notamment les vaccins contre le tétanos et l'hépatite B.

Ni le vaccin H1N1 avec adjuvant ni le vaccin sans adjuvant ne contiennent du polysorbate 80 et aucune information scientifique ne permet d'affirmer que l'un ou l'autre vaccin est d'une quelconque manière mutagène ou cancérogène.  

Même si on a signalé un lien entre le squalène et le développement de l'arthrite chez les souches pures de rats sujets à l'arthrite, les données ne montrent pas que l'utilisation du vaccin contre la grippe saisonnière avec adjuvant chez les humains a augmenté l'incidence de l'arthrite.

L'adjuvant utilisé dans le vaccin canadien contre la grippe H1N1 a été mis à l'essai sur environ 45 000 personnes dans le monde et a été évalué par Santé Canada. Aucune préoccupation importante relative à l'innocuité du vaccin avec adjuvant n'a été relevée.

6) Que faire si une personne refuse de se soumettre à un ordre de quarantaine émis par un professionnel de la santé? Dans le cas d'une personne qui a contracté la grippe H1N1?

L'isolement d'une personne atteinte d'une maladie transmissible ne peut être ordonné que par un médecin hygiéniste provincial ou territorial, et non par un médecin de famille, une infirmière ou un autre professionnel de la santé. La quarantaine n'est pas utilisée généralement comme mesure de santé publique pour contrôler le virus grippal, notamment la grippe H1N1, du fait que le virus a tendance à être largement répandu dans la population générale. Aux postes frontaliers internationaux, un agent de quarantaine fédéral a le pouvoir d'évaluer, d'examiner ou de détenir les voyageurs internationaux dans certaines circonstances.

Les conseils de santé publique formulés par les gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que par les professionnels de la santé s'adressent aux personnes atteintes d'une affection pseudo-grippale ou de la grippe H1N1 et les incitent à s'isoler volontairement des autres personnes pendant une période de 2 à 7 jours ou jusqu'à ce qu'elles soient assez bien pour participer à toutes les activités. Cette mesure aidera à réduire la propagation du virus et les risques d'infecter d'autres personnes. Par exemple, vous pouvez choisir de rester à la maison et de vous absenter de l'école ou du travail si vous êtes malade. On encourage aussi les Canadiens à tousser et éternuer dans leur coude, et à nettoyer régulièrement les surfaces et les articles ménagers d'usage courant.

Le site Web de l'Agence de la santé publique du Canada, http://www.combattezlagrippe.ca, donne de plus amples renseignements sur la grippe H1N1.

7) Je travaille à titre de médecin en soins primaires au centre autochtone de Toronto situé dans les quartiers défavorisés. La population autochtone vivant en centre urbain est-elle jugée plus à risque? Nous sommes portés à croire que « oui » étant donné les nombreux désavantages liés à leur état de santé et aux déterminants de la santé? Devrions-nous vacciner cette population comme faisant partie du groupe à risque élevé? C. P. Shah, médecin  

Les directives nationales sur la séquence de la vaccination englobent les personnes présentant des états de santé sous-jacents (par exemple, le diabète, l'asthme, les maladies cardiaques, l'affaiblissement du système immunitaire à cause d'un cancer), les femmes enceintes, les enfants de 6 mois à 5 ans, et les gens qui prennent soin de personnes à risque qui ne peuvent se faire vacciner. Ces personnes sont considérées comme faisant partie des groupes à haut risque de résultats défavorables face à la grippe H1N1 et il est donc recommandé de les vacciner en premier. Les Autochtones vivant en milieu urbain qui entrent dans ces catégories seront donc jugés à risque et les directives nationales recommandent par conséquent de les vacciner en premier.

Les provinces et les territoires assurent à leurs résidants la prestation de soins de santé, y compris l'administration de vaccins, sur leurs territoires respectifs, ce qui inclut les membres des Premières nations vivant hors des réserves et les autres Autochtones, et ces administrations adaptent actuellement les directives nationales et mettent en oeuvre leurs propres plans de vaccination dans l'ensemble du pays, en fonction de leurs propres réalités.

Comme les plans diffèrent dans chaque province ou territoire, il est recommandé de communiquer avec les autorités sanitaires locales pour obtenir des renseignements sur la disponibilité du vaccin et pour connaître les personnes à vacciner en priorité, les personnes à joindre pour obtenir des précisions, et ainsi de suite.

Vous pouvez trouver cette information en ligne ou vous pouvez appeler les autorités sanitaires de votre localité. Vous pouvez aussi composer le numéro sans frais du gouvernement du Canada, le 1-800-O-Canada (1-800-622-6232) pour connaître le nom de la personne responsable dans votre communauté.

Les directives de l'ASPC sur l'utilisation du vaccin contre la grippe H1N1 se trouvent sur le site Web Combattezlagrippe.ca ou à l'adresse http://www.phac-aspc.gc.ca/alert-alerte/h1n1/vacc/pdf/monovacc-guide-fra.pdf.

8) Quels genres de contrôles ont été effectués aux unités de Springfield au Mexique et aux États-Unis depuis le début de la pandémie de grippe H1N1?

Nous vous suggérons de communiquer avec les responsables de la santé des États-Unis et du Mexique qui pourront être en mesure de répondre à cette question.

Aux États-Unis, veuillez communiquer avec les Centres for Disease Control and Prevention à l'adresse cdcinfo@cdc.gov et au Mexique, veuillez communiquer avec la Secretaria de Salud, Secretary of Health, Mexico (à noter que la page Web mexicaine est en espagnol).

9) Une liste des priorités est-elle actuellement en place pour les Premières nations vivant dans les réserves?

Toutes les Premières nations auront accès au vaccin contre la grippe H1N1, et les provinces ont donné la priorité à toutes les communautés éloignées et isolées, notamment les communautés éloignées et isolées des Premières nations. Certaines provinces ont décidé d'étendre la priorité à toutes les communautés des Premières nations dans les réserves et non seulement aux communautés éloignées et isolées.

Selon la stratégie de vaccination du Canada en cas de pandémie, le nombre de doses de vaccin pandémique doit être suffisant pour que tous les Canadiens puissent en avoir, et les membres des Premières nations vivant dans les réserves auront accès aux vaccins de la même manière que les autres Canadiens.

Bien qu'il y ait suffisamment de doses du vaccin contre la grippe H1N1 pour tous les Canadiens qui auront besoin de la protection qu'il procure et ceux qui voudront s'en prévaloir, on ne pourra immuniser tout le monde en même temps. Le gouvernement du Canada a fourni des conseils sur la séquence de la vaccination à l'intention des provinces et des territoires au sujet des groupes et des populations à qui la vaccination serait la plus bénéfique, contribuant ainsi à éclairer leurs décisions quant au moment et aux endroits à privilégier lors du lancement de leurs campagnes de vaccination respectives.

Pendant les six premières semaines de la vaccination :

  • 100% des Premières nations a tenu des séances de vaccination (568/568);
  • 100% des communautés éloignées et isolées des Premières nations a tenu des cliniques.
  • Tout compte fait, nous pouvons confirmer au moins 55,7% du total dans les réserves des Premières nations de la population a été vacciné à partir de fin 2009.